Au sortir des municipales, un point pour tous dans les grandes villes de la région

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A l’issue du second tour des municipales, les trois principaux courants politiques se partagent strictement les 24 principales villes de Nouvelle-Aquitaine, en remportant ou conservant chacun huit. La gauche était toujours en tête des suffrages exprimés, dimanche, mais le centre a progressé au détriment de la droite, en dépit de la chute de François Bayrou à Pau.

La droite s’est maintenue in extremis à Angoulême, en dépit de la volonté d’un votant sur deux de changer de maire. Le sortant Xavier Bonnefont ne doit probablement son maintien qu’à la désunion de la gauche. Le courant politique a perdu Mont-de-Marsan, qui bascule à gauche, en dépit d’un avantage numérique au sortir du premier tour. Il doit aussi laisser place au centre à Châtellerault, où le RN a manqué de remporter l’élection. La droite a cependant fait tomber le bastion socialiste de Tulle et ravi pareillement Périgueux à la gauche sortante tout en perdant Bergerac. Elle garde Villeneuve-sur-Lot, Limoges, Dax, Cognac et Brive-la-Gaillarde.

Le centre perd Pau de peu et non sans une certaine suprise, donc, ainsi qu’Agen, mais conserve Saintes, Guéret, Bayonne, Niort et Bressuire, perce à Châtellerault, et surtout ravit Bordeaux et Poitiers aux écologistes, en la personne respectivement de l’ancien ministre et proche soutien d’Emmanuel Macron, Thomas Cazenave, et du centriste Anthony Brottier.

La gauche, enfin, tombe à Tulle, Périgueux, Bordeaux, Poitiers, mais garde ses positions à Saint-Junien, La Rochelle, Mérignac et La Souterraine. Elle remporte son fief perdu Agen, Mont-de-Marsan, Pau, et Bergerac, créant plus ou moins la surprise dans ces quatre villes où la partie n’était absolument pas gagnée d’avance.