Un peu plus de 45 % des électeurs ont voté pour la gauche dans les vingt-quatre principales villes de la région, hier à l’occasion du premier tour des élections municipales. En recul de cinq points par rapport à 2020, scrutin toutefois marqué par l’épidémie de Covid et une très forte abstention.
Le courant politique a déjà gagné à La Souterraine (Creuse), où la participation – 64,67 % – a été la plus forte de cet échantillon, à Mérignac (Gironde) et à Saint-Junien (Haute-Vienne).
Il est en tête à La Rochelle (Charente-Maritime), Périgueux et Bergerac (Dordogne), Bordeaux (Gironde), Mont-de-Marsan (Landes), Agen (Lot-et-Garonne) et à Poitiers (Vienne).
- La droite gagne à Cognac, Brive et Dax
Les droites rassemblent 29,02 % des 427 891 suffrages exprimés dans l’ensemble de ces villes où la participation globale se montait à 55,77 % (national : 56 %). Elles l’emportent dès le premier tour à Cognac (Charente), Brive-la-Gaillarde (Corrèze), et à Dax (Landes). Elles sont aussi en haut du classement, parfois d’une courte tête, à Angoulême (Charente), Tulle (Corrèze), Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Limoges (Haute-Vienne) et à Châtellerault (Vienne).
- Le centre vainqueur à Niort et à Bressuire
Les mouvements du centre et apparentés récoltent les 25,79 % restants. Ils sont vainqueurs à Niort et à Bressuire (Deux-Sèvres), en tête à Saintes (Charente-Maritime), Guéret (Creuse), Pau et Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
D’un bout à l’autre de l’échiquier politique, LFI avait déposé des listes dans pratiquement la moitié de ces villes, tandis que le RN s’y trouvait en son nom propre dans treize d’entre elles. LFI a remporté 5,50 % des suffrages des grandes villes, tandis que le RN en a engrangé 8,77 %.
On revote dimanche dans seize grandes villes
Sur la base des scores d’hier, l’avantage numérique est pour la droite à Angoulême, Tulle, Périgueux, Bergerac, Mont-de-Marsan, Villeneuve-sur-Lot et à Limoges. Il est pour la gauche à La Rochelle, Guéret, Agen, Bayonne, et à Poitiers. Enfin, pour le centre, à Saintes, Bordeaux, Pau et à Châtellerault.
Ces tendances ne sont que purement indicatives : le résultat de dimanche sera fonction des différentes alliances, des retraits, des appels au report des voix et de la mobilisation des abstentionnistes : dans l’ensemble de ces villes concernées par le second tour, plus de 270 000 électeurs n’ont pas fait entendre leur voix. Ce sont 44 % des inscrits et ils peuvent encore rebattre les cartes.
